Comme l'indique le titre de ce post, j'ai passé un week-end de rêve, parfait de bout en bout...
J'ai suivi à la lettre mon petit programme ;-)
Le matin de samedi, mes premiers mots ont été "bon anniversaire mon amour" avec un tendre baiser dans le cou... Je suis donc descendue acheter des viennoiseries et un bouquet de roses rouges... qui sont finalement restées chez moi, car toute cette semaine il est à Grenoble et n'en aurait pas profité.
L'après-midi, on a rejoint mon père dans Vincennes afin d'aller tous les trois chez un opticien pour me choisir des lunettes de soleil (j'avais une prescription...) et faire réajuster celles d'O. qui étaient un peu larges, et on s'est ensuite balladés tous les trois dans le Bois, on a fait le tour du lac, il faisait un temps magnifique, c'était vraiment le rêve...
O. était tendre, amoureux, j'étais sur un nuage, sereine.
On s'est quittés dans l'après-midi, comme prévu, il est rentré chez lui, j'ai fait mes trucs, vu mes copines, et on devait se retrouver à 20 heures 30 dans le resto que j'avais sélectionné, et dont je n'avais dévoilé que l'adresse. Il s'appelle "Le réconfort"...
J'y suis arrivée en avance, c'était exprès, cadre très mignon, lumière rosée tamisée, musique en fond, menus à feuilleter dans de vrais livres... ;-) O. est arrivé pile à l'heure, on était placés pas face à face mais presque côte à côte (bref, un vrai resto d'amoureux). Tout sourire, moi aussi, il m'a dit que l'endroit était très beau, m'a encore remerciée, il était bien, on était peace et heureux d'être là ensemble... On a commandé deux Martini (2ème pour moi...), et là, je lui ai dit que le grand moment était arrivé (remise des cadeaux ;-)), il s'est moqué, car il sait que j'ai toujours un mal fou à résister quand j'offre mes cadeaux, je suis presque plus excitée que lui...
Il a ouvert ses paquets, m'a embrassée entre chaque, ça se voyait qu'il était content, et j'étais vraiment heureuse.
Au cours de la soirée, on a parlé de trucs importants quand même... J'ai lancé le sujet "éventuellement avancer la date de l'appart ensemble", et il est plutôt d'accord... ;-) Même si finalement, ça n'avancerait que d'un mois. On a parlé concrètement d'habiter ensemble, première fois vraiment, et j'étais à l'aise, je sentais que l'effet des médocs me rendait plus sûre de moi, c'est bizarre.
Pour parler des médocs justement, voilà mon problème, car problème il y a, je m'explique. Voilà deux semaines et demi que je suis à 1/2 comprimé par jour.
O. ne le sait pas, bien sûr.
On a reparlé du psy samedi soir au resto, et là, au milieu de nulle part, pour éventuellement le préparer au fait que je serais amenée à en reprendre, je lui ai sorti "peut-être que mon psy va m'en represcrire d'ailleurs". Je ne vous dis pas sa réaction...
J'étais trop mal, car je continuais de lui mentir. En gros, il m'a dit qu'il trouvait ça très bizarre qu'au bout d'1/2 heure, alors qu'il ne me connaissait même pas, ce psy m'ait proposé de me represcrire des médocs, que vraiment il ne comprenait pas en plus ce que j'avais pu lui dire pour qu'il me propose ça..." Bref, je me débattais dans des explications plus ou moins crédibles, et il était dubitatif. Il m'a dit qu'il s'inquiétait. Qu'il ne comprenait pas ce que ça changerait que j'en prenne ou non, que là j'avais l'air d'aller bien (ce qu'il ne sait donc pas c'est que là je suis sous seropram, voilà pourquoi...), et ce depuis mon arrêt en novembre... même s'il avait remarqué que mon humeur était moins lisse qu'avant, mais que c'était ça aussi la vie...
Bref, il m'a dit "s'il t'en a parlé, ça veut dire qu'il va t'en prescrire.." Il a peur que cette prise de médocs s'installe.
A plusieurs reprises, j'ai failli tout déballer, et je me suis retenue. L'entendre critiquer mon psy (qui en plus n'y est pour rien !) et son sérieux, ça m'embétait, car j'étais à la base de tout ça... Mais j'aurais eu vraiment l'air conne...
On a dit qu'on en reparlerait le moment venu.
On est rentrés chez moi vers 23 heures, on a regardé Les Diaboliques, trop bien... ;-) J'étais un peu tourmentée par notre conversation, je me disais qu'il fallait que je prenne une décision dans un sens ou dans l'autre, et vite.
On s'est endormis, réveillés assez tard hier, tendresse, douche ensemble, lui toujours à me faire des bisous, le rêve.
J'avais eu du mal à m'endormir la veille au soir après le film, toute occupée que j'étais à chercher une solution pour ne plus avoir à lui mentir.
Elle s'est imposée à moi comme une évidence: ne plus prendre de seropram. En diminuant progressivement bien sûr, et sachant que je les reprends depuis trop peu de temps (2 semaines et demi et à faible dose) pour que le sevrage soit aussi difficile que la dernière fois... Donc hier je n'en ai pas pris. J'avais déjà, en sautant cette prise, le sentiment de me rapprocher de lui, en ne lui mentant plus que partiellement et pour un temps limité.
J'ai cuisiné des pâtes au déjeuner, on a joué aux Echecs pendant que ça cuisait, le soleil rentrait dans mon appart, fenête en partie ouverte, odeur de cuisine... tout allait très bien.
Après le repas, on était dans les bras l'un de l'autre dans le canapé, douceur et tendresse, on comatait un peu, et là je lui ai dit que j'avais envie de lui, on a fait l'amour et c'était magnifique, plus fort que d'habitude, très fusionnel, très tendre et passionné.
Après on est allés sur les Champs et je l'ai emmené dans la boutique où j'avais acheté sa chemise, dans une Galerie, car j'avais repéré des costumes bien soldés, et je sais qu'il en cherche un pour le mariage de sa soeur en juin.
Il en a essayé quelques uns, il était trop beau... ;-) Et il en a choisi un à deux boutons, qui lui va super. J'irai lui récupérer vendredi d'ailleurs... car il y a des retouches.
Après ça on est allés au ciné, je portais mes super nouvelles lunettes de soleil, il me faisait des bisous très souvent, puis dans queue du ciné il m'a dit qu'il était heureux avec moi.
:-)
Film super ("Cashback"), très poétique, je vous le conseille... ;-) Sans exagérer, il a du me faire au moins 10 bisous pendant le film.
Trop bien...
Avant que les lumières se rallument, on allait se quitter bientôt car chacun allait rentrer chez soi (il partait ce matin tôt à Grenoble pour la semaine...), il m'a dit que j'allais lui manquer... Je le sentais très sincère, très amoureux, très accroché, c'était beau et touchant.
Je me sentais sûre de moi et en confiance totale, portée par l'amour, certaine du sien.
On s'est donnés la main en descendant les marches du métro, il a voulu prendre un autre itinéraire pour qu'on passe plus de temps ensemble...
Et voilà, on s'est quittés comme ça, on se reverra vendredi soir ou samedi... je n'ai pas encore de nouvelles.
Je suis assez sereine, même si je ressens un peu les effets du "sevrage", je sais c'est nimporte quoi ce que je fais, et je suis persuadée que ma cousine médecin m'engueulerait si elle savait. J'ai assez mal à la tête, je suis un peu vaseuse, mais ça apparemment c'est normal, je vais prendre 1/2 tous les deux jours pendant une semaine, et tous les 3 jours pendant une semaine aussi... auto-médication...
Je crois que je les ai repris à un moment où je pétais un vrai plomb (non je suis sûre...) mais qu'au fond de moi j'ai vraiment envie de m'en débarrasser, d'autant que je vais maintenant voir un psy, j'ai envie d'aller mieux le plus sainement possible...
Bon, après réflexion, je vais tenter d'aller voir ma cousine tout à l'heure, mieux vaut avoir l'avis d'un médecin. Je veux arrêter c'est certain, pour moi, pour lui, pour nous. Je n'en ai pas besoin, et ce n'est pas comme si j'étais lâchée dans la nature, je vais être "prise en main" maintenant que j'ai un psy.
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