Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 23:45

Quelques news en vrac oui...

Je suis un peu moins présente sur le blog ces temps-ci, car pour ne donner qu'un exemple, pour ce qui est de la semaine dernière, je craignais d'être un peu répétitive...

J'ai passé des journées aseez difficiles, à me redemander si oui ou non je devais reprendre des médocs au vu de mon état larmoyant et en colère la plupart du temps. O. loin, prises de tête à la Julie, pas toujours fondées mais parfois si.

Ca y est c'est passé. Je tiens bon, on a passé un week-end magnifique, aussi beau que le précédent, entre cinés ("Les climats" et "Pingpong"), resto, amour et tendresse.

Il repart demain matin pour Bordeaux, très tôt, et il rentre mercredi soir. On devrait se voir à son retour, après mon rendez-vous psy... hâte que j'ai... ;-)

Et après, et bien normalement je dis bien normalement, plus de déplacements avant longtemps.

On a reparlé de l'appart de façon plus concrète, dans le sens où on s'est dits ce qu'on garderait de l'un ou de l'autre (frigo, machine à laver etc... ;-)) c'est très excitant comme projet.

Dans 2 semaines week-end dans le Nord, j'achèterai un guide de Paris pour son père dont c'est l'anniversaire, lui qui déteste PAris, O. m'a dit que ça serait drôle.

Que dire d'autre... je suis bien décidée à aller mieux, voire bien même, car je me rends compte qu'un week end comme celui que je viens de passer me rend sereine et me donne l'énergie pour affronter une semaine qui s'annonce difficile au niveau du travail. Je voudrais tant ne plus chercher la petite bête, et savoir appécier les beaux moments sans être persuadée que ça va s'arrêter.

Pour le moment tout va bien, je sais que ça ne peut être que passager car la semaine dernière j'écrivais la même chose ou presque. Mais là, ses déplacements terminés, le projet d'appart qui approche toujours plus, et ma thérapie: tout est réuni pour que j'aille bien. Sans compter les jours qui rallongent... et ce n'est pas rien ;-)

Bonne semaine à tous.

 

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 22:15

C'est l'arnaque ce titre, il n'y a pas de suite en fait...

Je voulais juste répondre à mes gentils lecteurs concernant leur inquiétude sur ma diminution de médocs...

J'ai appelé ma cousine du travail cet après-midi, et lui ai expliqué très sommairement la situation. Je lui ai dit que j'avais finalement réfléchi et que je pensais avoir repris du seropram trop précipitament, que je ne voulais pas retomber là-dedans, que je ne pensais pas être en dépression, que ça avait été un moment passager. Sur ce, je lui ai demandé si à son avis, je pouvais envisager de diminuer, pour arrêter définitivement dans environ deux semaines.

Elle n'a pas été très heureuse de cette nouvelle, dans le sens où elle n'aime pas l'idée que j'entame un traitement d'antidépresseurs pour arrêter 2 semaines après. Que c'est comme jouer au yoyo avec ces médicaments qui ne sont pas anodins. Elle a ajouté que quand elle m'a vue la dernière fois (épisode Barcelone de O. ndlr...), je lui ai présenté les choses comme un état durant depuis plusieurs semaines, que je ne parvenais plus à gérer, et que c'est pour cette raison qu'elle me les avait prescrits. Elle est restée un peu sans voix, m'a dit texto qu'elle ne savait pas quoi me dire... Et que désormais, elle ne me prescrirait plus de médicaments comme ça. J'étais dans mes petits souliers, c'est peu de le dire. Je ne l'avais jamais entendue me parler comme ça.

Moi, ce que je voulais savoir, c'était s'il y avait un risque à arrêter (progressivement j'insiste) maintenant. Elle m'a dit que non, il ne m'arriverait rien si j'arrêtais. 1/2 un jour sur deux pendant une dizaine de jours, et la même chose un jour sur trois, et basta.

Mais elle a été culpabilisante, m'a en gros dit "c'est toi qui vois, si ton état le permet", d'un air dubitatif, C'est vrai qu'elle a pris une responsabilité en me remettant sous seropram, et m'entendre dire que je souhaite arrêter finalement alors que j'étais au plus bas la dernière fois qu'on s'est vues, doit la faire douter sur ma crédibilité.

Mais ma décision est donc bel et bien prise. Bien-sûr que c'est confortable ce médicament, mais il transforme vraiment ma personnalité, et je le sens depuis quelques jours déjà. Ce n'est pas l'effet placebo je le sens réellement. Mon humeur est plus lisse, je suis moins émotive.

Je sais aussi qu'en arrêtant, je vais devoir faire face à mes angoisses toute seule comme une grande, mais je préfère ça.

Pour répondre à Joelle: non, pour moi la bonne question n'est pas celle de savoir s'il est normal qu'O. accepte ou non que je me fasse "soigner", car je ne me considère pas comme "malade", juste fragile. Ce que je veux dire, c'est que je ne lui en veux pas d'avoir peur, dès lors qu'il pense que je vais toujours bien, puisque c'est ce que je veux qu'il voie de moi le plus souvent possible. C'est normal qu'il n'ait pas compris. La question serait plutôt de savoir si je suis prête à ce qu'il sache que je suis fragile au point de me faire traiter médicalement pour ça. Et il faut avouer que ce n'est pas glorieux, quoi qu'on en dise. Certaines personnes en ont vraiment besoin, et je respecte totalement qu'elles trouvent l'aide là où il y en a. Mais je pense aussi que la vie est assez remplie d'épreuves tragiques pour éventuellement avoir recours à la chimie à ce moment là. Il sera toujours temps.

Ma démarche d'aller mieux n'a pas changé, je vais suivre une thérapie, je préfère de loin avoir recours à un moyen sain, qui n'édulcorera pas ma vision des choses, par la parole, l'échange.

Complètement un autre sujet maintenant: est-ce qu'une dénommée Jocelyne peut être jolie ? Je vais me faire des ennemies ce soir. Car voilà, O. est à Grenoble cette semaine, avec une collègue portant ce joli prénom. Non ce n'est pas de la jalousie mal placée. Il m'a appelée ce soir, ils allaient dans une petite trattoria dîner, cool non ? ;-)

Je lui ai souhaité un bon dîner en amoureux en plaisantant (trop drôle Julie), et il m'a répondu que non, de ne pas me moquer, que c'était un dîner entre collègues. C'est long une semaine dans ces conditions quand même...

Mais j'ai confiance en lui. Ce n'est pas comme s'il était célibataire, et surtout, ce n'est pas comme s'il n'était pas amoureux...

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /Fév /2007 14:27

Comme l'indique le titre de ce post, j'ai passé un week-end de rêve, parfait de bout en bout...

J'ai suivi à la lettre mon petit programme ;-)

Le matin de samedi, mes premiers mots ont été "bon anniversaire mon amour" avec un tendre baiser dans le cou... Je suis donc descendue acheter des viennoiseries et un bouquet de roses rouges... qui sont finalement restées chez moi, car toute cette semaine il est à Grenoble et n'en aurait pas profité.

L'après-midi, on a rejoint mon père dans Vincennes afin d'aller tous les trois chez un opticien pour me choisir des lunettes de soleil (j'avais une prescription...) et faire réajuster celles d'O. qui étaient un peu larges, et on s'est ensuite balladés tous les trois dans le Bois, on a fait le tour du lac, il faisait un temps magnifique, c'était vraiment le rêve...

O. était tendre, amoureux, j'étais sur un nuage, sereine.

On s'est quittés dans l'après-midi, comme prévu, il est rentré chez lui, j'ai fait mes trucs, vu mes copines, et on devait se retrouver à 20 heures 30 dans le resto que j'avais sélectionné, et dont je n'avais dévoilé que l'adresse. Il s'appelle "Le réconfort"...

J'y suis arrivée en avance, c'était exprès, cadre très mignon, lumière rosée tamisée, musique en fond, menus à feuilleter dans de vrais livres... ;-) O. est arrivé pile à l'heure, on était placés pas face à face mais presque côte à côte (bref, un vrai resto d'amoureux). Tout sourire, moi aussi, il m'a dit que l'endroit était très beau, m'a encore remerciée, il était bien, on était peace et heureux d'être là ensemble... On a commandé deux Martini (2ème pour moi...), et là, je lui ai dit que le grand moment était arrivé (remise des cadeaux ;-)), il s'est moqué, car il sait que j'ai toujours un mal fou à résister quand j'offre mes cadeaux, je suis presque plus excitée que lui...

Il a ouvert ses paquets, m'a embrassée entre chaque, ça se voyait qu'il était content, et j'étais vraiment heureuse.

Au cours de la soirée, on a parlé de trucs importants quand même... J'ai lancé le sujet "éventuellement avancer la date de l'appart ensemble", et il est plutôt d'accord... ;-) Même si finalement, ça n'avancerait que d'un mois. On a parlé concrètement d'habiter ensemble, première fois vraiment, et j'étais à l'aise, je sentais que l'effet des médocs me rendait plus sûre de moi, c'est bizarre.

Pour parler des médocs justement, voilà mon problème, car problème il y a, je m'explique. Voilà deux semaines et demi que je suis à 1/2 comprimé par jour.

O. ne le sait pas, bien sûr.

On a reparlé du psy samedi soir au resto, et là, au milieu de nulle part, pour éventuellement le préparer au fait que je serais amenée à en reprendre, je lui ai sorti "peut-être que mon psy va m'en represcrire d'ailleurs". Je ne vous dis pas sa réaction...

J'étais trop mal, car je continuais de lui mentir. En gros, il m'a dit qu'il trouvait ça très bizarre qu'au bout d'1/2 heure, alors qu'il ne me connaissait même pas, ce psy m'ait proposé de me represcrire des médocs, que vraiment il ne comprenait pas en plus ce que j'avais pu lui dire pour qu'il me propose ça..." Bref, je me débattais dans des explications plus ou moins crédibles, et il était dubitatif. Il m'a dit qu'il s'inquiétait. Qu'il ne comprenait pas ce que ça changerait que j'en prenne ou non, que là j'avais l'air d'aller bien (ce qu'il ne sait donc pas c'est que là je suis sous seropram, voilà pourquoi...), et ce depuis mon arrêt en novembre... même s'il avait remarqué que mon humeur était moins lisse qu'avant, mais que c'était ça aussi la vie...

Bref, il m'a dit "s'il t'en a parlé, ça veut dire qu'il va t'en prescrire.." Il a peur que cette prise de médocs s'installe.

A plusieurs reprises, j'ai failli tout déballer, et je me suis retenue. L'entendre critiquer mon psy (qui en plus n'y est pour rien !) et son sérieux, ça m'embétait, car j'étais à la base de tout ça... Mais j'aurais eu vraiment l'air conne...

On a dit qu'on en reparlerait le moment venu.

On est rentrés chez moi vers 23 heures, on a regardé Les Diaboliques, trop bien... ;-) J'étais un peu tourmentée par notre conversation, je me disais qu'il fallait que je prenne une décision dans un sens ou dans l'autre, et vite.

On s'est endormis, réveillés assez tard hier, tendresse, douche ensemble, lui toujours à me faire des bisous, le rêve.

J'avais eu du mal à m'endormir la veille au soir après le film, toute occupée que j'étais à chercher une solution pour ne plus avoir à lui mentir.

Elle s'est imposée à moi comme une évidence: ne plus prendre de seropram. En diminuant progressivement bien sûr, et sachant que je les reprends depuis trop peu de temps (2 semaines et demi et à faible dose) pour que le sevrage soit aussi difficile que la dernière fois... Donc hier je n'en ai pas pris. J'avais déjà, en sautant cette prise, le sentiment de me rapprocher de lui, en ne lui mentant plus que partiellement et pour un temps limité.

J'ai cuisiné des pâtes au déjeuner, on a joué aux Echecs pendant que ça cuisait, le soleil rentrait dans mon appart, fenête en partie ouverte, odeur de cuisine... tout allait très bien.

Après le repas, on était dans les bras l'un de l'autre dans le canapé, douceur et tendresse, on comatait un peu, et là je lui ai dit que j'avais envie de lui, on a fait l'amour et c'était magnifique, plus fort que d'habitude, très fusionnel, très tendre et passionné.

Après on est allés sur les Champs et je l'ai emmené dans la boutique où j'avais acheté sa chemise, dans une Galerie, car j'avais repéré des costumes bien soldés, et je sais qu'il en cherche un pour le mariage de sa soeur en juin.

Il en a essayé quelques uns, il était trop beau... ;-) Et il en a choisi un à deux boutons, qui lui va super. J'irai lui récupérer vendredi d'ailleurs... car il y a des retouches.

Après ça on est allés au ciné, je portais mes super nouvelles lunettes de soleil, il me faisait des bisous très souvent, puis dans queue du ciné il m'a dit qu'il était heureux avec moi.

:-)

Film super ("Cashback"), très poétique, je vous le conseille... ;-) Sans exagérer, il a du me faire au moins 10 bisous pendant le film.

Trop bien...

Avant que les lumières se rallument, on allait se quitter bientôt car chacun allait rentrer chez soi (il partait ce matin tôt à Grenoble pour la semaine...), il m'a dit que j'allais lui manquer... Je le sentais très sincère, très amoureux, très accroché, c'était beau et touchant.

Je me sentais sûre de moi et en confiance totale, portée par l'amour, certaine du sien.

On s'est donnés la main en descendant les marches du métro, il a voulu prendre un autre itinéraire pour qu'on passe plus de temps ensemble...

Et voilà, on s'est quittés comme ça, on se reverra vendredi soir ou samedi... je n'ai pas encore de nouvelles.

Je suis assez sereine, même si je ressens un peu les effets du "sevrage", je sais c'est nimporte quoi ce que je fais, et je suis persuadée que ma cousine médecin m'engueulerait si elle savait. J'ai assez mal à la tête, je suis un peu vaseuse, mais ça apparemment c'est normal, je vais prendre 1/2 tous les deux jours pendant une semaine, et tous les 3 jours pendant une semaine aussi... auto-médication...

Je crois que je les ai repris à un moment où je pétais un vrai plomb (non je suis sûre...) mais qu'au fond de moi j'ai vraiment envie de m'en débarrasser, d'autant que je vais maintenant voir un psy, j'ai envie d'aller mieux le plus sainement possible...

Bon, après réflexion, je vais tenter d'aller voir ma cousine tout à l'heure, mieux vaut avoir l'avis d'un médecin. Je veux arrêter c'est certain, pour moi, pour lui, pour nous. Je n'en ai pas besoin, et ce n'est pas comme si j'étais lâchée dans la nature, je vais être "prise en main" maintenant que j'ai un psy.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 20:49

Je suis chez moi, j'attends O. qui devrait arriver dans un peu moins d'une heure si tout va bien. Normalement on aurait du se retrouver pour un ciné vers 20 heures, mais dans la journée il m'a écrit qu'il avait une tuile au travail, et qu'il me rejoindrait directement à Vincennes, vers 21 heures 30.

Demain il a 30 ans, et je suis trop contente des surprises que je lui ai préparées ;-)

Déjà, demain matin au réveil, je descendrai acheter des viennoiseries (mais ça on a l'habitude de le faire), le petit truc en plus, c'est que je remonterai avec un bouquet de roses rouges... Comme je suis romantique... ;-) oui je sais.

Dans la journée je ne sais pas encore ce qu'on fera, j'ai réservé un resto dans le Marais à 20 heures, et je lui ai déjà dit qu'on se séparera quelques heures avant, car je veux qu'on s'y retrouve, et pas qu'on arrive ensemble (c'est toute une mise en scène...). En plus ça nous laissera le temps de nous faire tout beaux comme ça ;-)

Je lui donnerai juste le nom de la rue, et lui dévoilerai le numéro par texto au dernier moment. Je m'arrangerai pour arriver un peu avant lui.

Quand il me rejoindra, je ne lui offrirai pas ses cadeaux tout de suite, j'attendrai qu'on ait bu un petit verre avant... et là... je le demanderai en mariage.

Non je déconne ! ;-)

Là, je sortirai mes petits cadeaux: une belle chemise tout à fait son style, "L'Idiot" de Dostoievski dans La Pléiade (je rappelle que la littérature russe c'est ce qui nous avait rapprochés quand on s'est rencontrés sur le fameux site...), donc une belle pièce... et un très très beau porte-cartes de visites créé par un designer que j'avais repéré dans le Marais et que je suis allée acheter ce soir.

Voilà ! Je pense que ça va lui plaire, en plus il adore les surprises. Moi aussi je les aime, les bonnes surtout ;-)

Bon, il vient d'appeler, il galère même pour arriver ici, problèmes de RER... Il sera quand même là à l'heure dite. Pour ce soir, j'ai acheté du foie gras, et dans mon frigo, la mini bouteille de champagne achetée il y a plusieurs semaines erre comme une âme en peine, donc on va la boire ce soir... Ca aussi c'est une surprise.

Pour répondre aux petits commentaires sur mon dernier post, bien sûr que la tendresse c'est important et qu'il n'y a pas que le sexe dans la vie ! Je sais bien sûr tout ça... Mais comment réagir quand on s'aperçoit qu'au fil du temps on fait de moins en moins l'amour ? Bon je sais, j'ai tendance à m'alerter au moindre petit signe d'éloignement, mais je me soigne ! Et d'abord, c'est justement la tendresse qui récemment (à mon humble avis...) a diminué, les bisous, les caresses, tout ça...

En plus on en avait parlé lui et moi du fait qu'un jour, on ferait sûrement moins l'amour, et on en avait conclu que ça ne serait pas grave, que ce serait normal, dans l'ordre des choses. C'est ça qui m'a fait flipper moi. C'est en train d'arriver et on est ensemble depuis 7 mois seulement !

Bon, non c'est sûrement une phase, stress, fatigue, tout ce qu'on veut.

Je ne vais pas me focaliser là-dessus, j'avais décidé de lui en toucher un mot, comme ça sur un ton léger, mais je ne vais même pas le faire, tout va rentrer dans l'ordre naturellement.

Je ne sais pas si c'est l'effet des médocs (sûrement), mais je dédramatise tout plus facilement depuis quelques jours.

D'ailleurs, j'ai hâte de revoir le psy, pour ensuite pouvoir dire à O. que je suis de nouveau sous seropram mais à faible dose. Je déteste lui mentir, surtout là-dessus, c'est vraiment trop grave. Il faut qu'il sache, d'autant qu'on ne sait pas, je peux avoir des états un peu space à cause de ça, et il faut qu'il ait toutes les cartes en main pour savoir comment y réagir. Je me sens un monstre parfois. Mais il est vrai que dans les circonstances qui m'ont menée à les reprendre, je ne pouvais absolument pas lui dire la vérité.

Debrief dès que possible ! Bon week-end à tout le monde ;-)

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 15:33

Alors le rendez-vous psy s'est bien passé. Bon feeling, il a une place qui se libère le mercredi à 19h à partir de dans 2 semaines (le 14 février donc hum), et je la prends, je le revois donc dans 15 jours. Il m'a fait une feuille de soins, donc c'est nickel, et il y a un vrai échange, ce ne sont pas des monologues, il est bavard, et pose des questions. Il me fait un peu penser à Polanski physiquement c'est marrant.

J'ai ensuite retrouvé O. chez lui. Dans la journée, il était censé recevoir un coup de fil d'un boss, pour discuter des éventuels déplacements à venir, et de ses refus... Coup de pression.

J'avais donc hâte de savoir ce qui en avait découlé, il était un peu stress à cause de ça, mais attendait de voir ce qu'on lui proposerait.

Donc arrivée chez lui, je lui ai filé ses lunettes que j'avais récupérées, il est pire qu'une fille, il a du passer 15 minutes devant sa glace, à se regarder, et à me demander si j'étais sûre qu'elles lui allaient bien, si ça ne faisait pas trop sérieux. Rien ne l'agace plus que quand je lui réponds que de toutes façons, quoi qu'il porte il est bien. Même si je le dis en me moquant.

Il m'a donc raconté son coup de fil: Big boss l'a appelé, lui a dit qu'en ce moment, les clients étaient très en demande, il a remercié O. de s'être autant déplacé récemment, lui a dit qu'il avait conscience que ce n'était pas toujours évident. Il lui a proposé ceci: la semaine prochaine il est en déplacement TOUTE la semaine (départ lundi matin tôt, retour vendredi soir) à Bordeaux, et celle d'après, 3 jours à Grenoble. En contrepartie, il lui certifie par écrit qu'après ça il n'aura aucun déplacement pendant 4 mois. Puis une petite compensation financière. Alors après qu'il m'ait raconté ça, il a ajouté: "j'ai dit à mon boss que je lui donnerais une réponse demain, que je voulais d'abord en parler à ma copine".

J'ai trouvé ça plutôt mignon que mon avis lui importe.

Je lui ai dit que c'était un bon compromis, qu'il devait accepter. Que c'était le prix à payer pour 4 mois de tranquilité.

Donc voilà. On a dîné, bu un peu de rouge, je lui ai raconté dans les très grandes lignes mon rendez-vous psy. Il s'est intéressé.

On a ensuite regardé le 3ème homme, trop trop bien... On a revu Vienne ça nous a fait drôle ;-) Un peu de tendresse mais pas à l'extrême, une caresse de temps en temps, mais pas de bisou du tout.

A la fin du film, il était dans les 23h, on commençait à bailler tous les deux. Par provoc, je lui ai dit: "je veux bien un bisou, j'ai oublié l'effet que ça faisait" en plaisantant. Il m'a dit "ah bon ? mais il n'est pas si vieux que ça le dernier". Je lui ai dit qu'on n'avait pas la même notion du temps... en souriant.

Donc bisou. Puis il s'est justifié en me disant qu'il avait été très pris par le film, voilà pourquoi. Ce à quoi j'ai répondu qu'il y avait toujours une bonne raison (car à Vienne, c'est parce qu'il avait froid...). Il m'a dit que je l'énervais, qu'il n'aimait pas quand je disais ça, que ce n'était pas vrai.

Salle de bains, lavage de dents.

On arrive dans sa chambre, je me couche, il me redemande pour ses lunettes si elles lui vont bien, je lui dis que oui, et il me remercie de m'en être occupée. Ce à quoi je lui réponds que je suis là pour ça, à son service... en plaisantant. Il me dit, "oui tu es là pour ça, mais pas seulement, tu es là aussi parce que je t'aime".

J'ai l'impression (et ce n'est pas une impression en fait) de ne pas l'avoir entendu me dire qu'il m'aimait depuis tellement longtemps (avant Vienne je crois), que je reste scotchée. Il le remarque, et me sort "ben alors, je m'ouvre à toi, je te dis un truc super mignon, et tu ne réponds rien". En rigolant, je lui dis que je suis sous le choc.

Il me rejoint dans le lit, et là, on reparle de la séance de psy, il m'avoue que quand je lui ai dit que j'avais rendez-vous, il n'a pas bien compris ma démarche. "Tu as arrêté les anti-dépresseurs, tu as l'air de bien le vivre, tu as repris confiance en toi etc., donc je me suis demandé pourquoi maintenant, tu avais décidé d'aller voir quelqu'un". J'ai reéxpliqué ma démarche, positivant le truc, et culpabilisant de ne pas lui avoir dit pour les médocs.

Puis il m'a sorti: "en tout cas, s'il te prescrit des médicaments tu me le diras hein ?".

Gloups. J'ai dit oui. Hésité à lui dire la vérité, mais non. Donc je lui ai menti, et je m'en voulais.

Alors ce que je vais faire: dans 2 semaines comme j'y retourne, après mon rendez-vous je dirai à O. que le psy m'a conseillé de reprendre du seropram à faible dose, que ça aiderait mon travail. Comme ça je n'aurai plus à mentir.

On a eu des petits gestes tendres hier au lit, mais très, très soft. Pas d'amour, et c'est ça qui me turlupine.

Ce qui me pose "problème", c'est que c'est comme si c'était normal. On a papoté avant de dormir, je lui ai dit que j'avais réservé le resto pour samedi soir, il est super content, mais il tombait de sommeil... J'ai peur qu'il ait moins de désir, alors je me rassure en me disant que c'est peut-être une période, une phase. Mais déjà à Vienne, c'était moins que d'habitude. Alors je ne sais pas si je dois lui en parler.

Hier il m'a dit plusieurs fois que j'étais belle. Il n'est pas indifférent, et je pense que si on n'avait pas vu le film, on aurait fait l'amour. Là ce n'était peut-être que la fatigue... je ne sais pas.

Mettre des mots dessus avec lui, dans un sens ce serait peut-être en faire un problème, et dans l'autre, ça enlèverait l'éventuelle gêne, le non-dit, car faire comme si c'était normal ça m'embète.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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