Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 14:45

Alors par où commencer... comment résumer 3 semaines si loin de ce que j'ai toujours connu, en étant tout à fait honnête et en n'omettant aucun petit détail ayant tout de même son importance ?.. C'est infaisable... Je vais essayer d'être la plus fidèle possible.

J'ai vu tant de choses, éprouvé tant de sensations nouvelles, approché une culture si différente de la mienne, que les mots sont impuissants à retranscrire ce mélange d'impressions. Pour la première fois depuis longtemps, pour la première fois tout court peut-être même, j'ai la vraie nostalgie d'un lieu.

Je me sens plus riche, intérieurement du moins (car extérieurement pas vraiment non... ;-)), c'est étrange comme sensation, et j'ignore si elle va perdurer dans le temps. Moins matérialiste aussi. J'ai vu la pauvreté, l'humilité, la bonté, les sourires éclatants et les dents blanches des enfants, la générosité.

Les deux premiers jours on les a passés à Kathmandou, premières impressions sur la ville à la sortie de l'aéroport, tôt le matin, après un voyage sans fin: pollution (Paris à côté c'est la campagne...), insalubrité, saleté, bordel incroyable, et pauvreté.

L'oncle et le cousin de K. nous attendent, taxi, puis installation dans les chambres, milk tea préparé par Binita (belle-soeur de K.) (boisson dont on demandera la recette avant le départ tellement elle représente ce séjour...), que l'on boit sur la terrasse tout en haut, en tentant d'apprivoiser les premières heures dans Kathmandou, les couleurs, les odeurs, le semi-chaos. Premier Dal Bat (typique plat népalais: riz, soupe de lentilles et légumes type pommes de terres, choux ou haricots verts, épicés) aussi, dont on ne pourra plus se passer par la suite.

On a "perdu" ma cousine C., qui on l'espère, arrivera par l'avion du soir. Sieste, puis vers 17 heures, direction le quartier de Thamel, pour retirer des roupies, et aéroport, dans l'attente fébrile de ma cousine, qui finit par arriver.

Fête de Dasaïn, l'une des plus importantes de l'année, on célèbre entre autres les machines (qui permettent aux népalais de gagner leur vie): les voitures sont ornées de rubans, ça nous fait sourire. Des vaches en liberté dans les rues, bloquant parfois la circulation (c'est un animal sacré là-bas). Cérémonie du tika (la grand-mère puis la belle-mère de K. déposent sur notre front à tous les 6, du riz coloré rouge), en formulant la prière d'un an de bonheur...

Visite de Bodnath le lendemain, la stupa la plus importante du pays, un temple immense, autour duquel marchent, dans le sens des aiguilles d'une montre, des moines tibétains, des bouddhistes, des touristes aussi. Un Cyber Café sur la place, j'en profite pour envoyer des mails, j'en ai un de O... ;-)

Le lendemain, départ pour le treck, direction Pokhara en van, présentation avec les porteurs et guides qui vont nous suivre pendant dix jours, l'aventure peut commencer...

Sept jours d'une marche d'environ 8 heures quotidiennes, de gros dénivelés souvent, passage dans des villages népalais, paysages de rizières, de plants de cannabis (;-)), forêts tropicales, déserts, une multitude de sensations... Arrêt chaque jour vers 17 heures (ça dépend du rythme) dans des lodges plus ou moins propres, n'ayant pas toujours l'électricité, et jamais l'eau chaude. Pannes de courant à répétition, qui au début exaspèrent (quand on a du shampoing sur la tête dans une pseudo douche d'eau froide avec une odeur sur laquelle je passe, par exemple), et auxquelles on s'habitue au fil du temps, dont on sourit presque même sur la fin.

On vit au rythme du soleil, lever vers 6 heures le matin, coucher vers 21 heures le soir, et dans une forme incroyable malgré les courbatures... L'air de la montagne commence à nous gagner... ;-) On a une vie saine, nos globules rouges sont gonflés à bloc, et on mange sainement. Par contre je continue de fumer...

Passage à Ghorepani, journée la plus difficile le lendemain: lever à 5 heures alors qu'il fait encore nuit, a jeun, armés de torches et ascension de 100 mètres raides à plus de 3000 mètres d'altitude (respiration très difficile), pour pouvoir assister à Poon Hill au fameux lever du soleil sur l'Annapurna (5h50)... On est fiers de l'avoir fait, même si on a le sentiment d'avoir un peu forcé sur nos réserves, d'avoir dépassé nos limites, d'autant que la journée n'est pas finie loin de là: il reste environ 8 heures de marche avant d'atteindre Tatopani où on dormira le soir, village connu pour ses sources chaudes, ce qui nous motive...

A chaque passage dans un village, des enfants nous crient "Namaste !" (Bonjour) et souvent, nous demandent  de les photographier pour pouvoir ensuite se voir sur le numérique ;-) Ca les amuse beaucoup. On leur donne parfois des stylos, et des bonbons aussi, qu'on a apportés spécialement.

Ma cousine C. se met à souffrir du genou au bout de quelques jours, et elle décide de s'arrêter à Jomsom, c'est de là qu'on prendra dans 3 jours un avion-coucou (16 places) de la Yeti Airlines (;-)) pour retourner sur Pokhara. Je décide de rester avec elle, je suis moi aussi épuisée après ces 7 jours de sport intense... les autres continuent jusqu'à Muktinath et nous rejoindront dans 3 jours.

De nouveau accès aux mails, car il y a un Cyber Café (un seul ordi...) à Jomsom... petit village au milieu de nulle part, le désert tout autour, frappé par les vents tous les jours à partir de 10 heures, et évidemment, par les pannes d'électricité aussi...

Avec ma cousine C. on se repose, on récupère, on devient copines avec une népalaise tenant une boutique de souvenirs ;-), je troque un polaire et une Damart contre des bijoux... Pendant que certains treckent, d'autres troquent... Elle nous invite à boire du milk tea, et on commence à attendre avec impatience le retour des autres, car en dehors du passage de troupeaux de yaks et du décollage des avions (aérogare face au lodge) il ne se passe pas grand chose à Jomsom.

Suite très vite...

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 12:45

Je suis arrivée ce matin à Roissy après un voyage de plus de 24 heures... je suis explosée de fatigue, j'écrirai plus longuement ces prochains jours, c'était juste pour dire que tout va bien... et que je suis revenue entière, c'était génial... Plus de détails très vite.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 14:35

Hier après le travail, j'ai retrouvé O. qui m'attendait en bas de chez moi, on est arrivés quasiment à la même heure, et il m'a raconté sa super journée où tout semblait avoir coulé de source alors qu'il l'appréhendait, et il m'a dit que c'était un bon augure pour la présentation à mes parents... ;-)

On a passé un peu de temps chez moi, puis on s'est rendus à la Mairie de Vincennes comme convenu, pour l'inauguration du Festival America, où devait avoir lieu un discours, et surtout, où se tenait un buffet avec entre autres, du champagne... ;-) Inutile de préciser que je comptais beaucoup sur quelques coupes avant de me rendre chez mes parents. Même si à vrai dire, j'étais de plus en plus confiante et à l'aise, et ceci avant même d'entamer la première coupe. On a picoré un peu sur le buffet, puis avant de partir, on s'est installés sur les marches de la Mairie, c'était blindé de monde à l'intérieur, et là on a fait un vrai kif, on était très tendres, nos coupes à la main, on était bien, O. ne cessait de me répéter que j'allais lui manquer et que ça l'embétait que je parte... Je l'ai un peu coaché sur la fameuse rencontre pour la dernière fois avant qu'on se lève, en plaisantant parfois (je lui ai par exemple dit que mon père lui demanderait certainement quelles étaient ses intentions pour le futur avec sa fille... ;-) et il y a cru c'était trop drôle de voir sa tête), j'ai répondu à ses questions, puis on s'est levés, j'étais, qui sait pourquoi, hyper détendue...

J'oublie de dire qu'avant de boire la première coupe, on a trinqué comme d'habitude "à nous", puis O. a ajouté "à nous même après le Népal...", je l'ai remercié de le préciser. Car c'est vrai, comme je le disais, l'après-Népal me semble totalement irréel...

Arrivés chez mes parents, ils nous attendaient, j'ai tout de suite senti qu'O. leur plaisait bien. Ils ont été naturels, à l'aise, se sont intéressés à lui, lui ont posé des questions mais pas trop, on a plaisanté, on a même ri tous les 4 ensemble, truc de dingues... Lui aussi semblait dans son élément, il a joué au gendre idéal ;-)

Au bout de presque 2 heures, O. et moi on a levé les voiles. Juste avant, alors que je me retrouvais seule avec ma mère pour la première fois depuis notre arrivée, elle m'a souri et m'a fait un signe très positif avec sa main (genre "ok"...), disant qu'on était très mignons tous les deux, qu'il était très bien O. et que je cite: "papa a l'air de bien accrocher aussi, ça se voit", puis de conclure "pourvu que ça dure alors...". Hum, à qui le dit-elle...

Alors qu'on leur disait au revoir et merci, ils ont même invité O. au Rozel... ;-) Bref, un vrai coup de foudre apparemment.

Donc tout s'est super bien passé, et c'est très contents qu'on est repartis, une cigarette à la main, indispensable dans pareilles circonstances... ;-)

On est passés rapidement chez moi pour récupérer le sac de O., puis on a pris le métro direction chez lui, on était tous les deux un peu shootés, fatigue de la journée, alcool, émotions, tout ça mélangé...

Il y a longtemps que ça n'était pas arrivé (longtemps pour moi en tout cas...), O. m'a dit qu'il m'aimait.

Arrivés chez lui, il devait faire deux trois choses sur son ordi et préparer son sac, car il part en week-end aujourd'hui directement après le travail... Il est touchant, il a dit que le premier week-end sans moi il ne voulait pas être seul. Que donc celui-ci ça irait, mais que ceux d'après, où il n'avait rien de prévu (sauf celui où je reviens il va dans sa famille), je lui manquerais vraiment beaucoup. Je crois que je ne voudrais pas être à sa place.

Amour avant de dormir, tendresse et passion décuplées par la pensée de la séparation.

Ce matin on s'est serrés fort, je n'aime pas les scènes d'adieu/au revoir, et lui non plus, c'est pathétique, et en même temps, on ne pouvait pas s'empêcher de penser que 24 jours c'est long quand même...

On s'est dit au revoir, il a fait une petite bouille triste, puis il est parti.

Sa porte d'entrée ayant un problème (je me suis aperçue l'autre matin que nimporte qui pouvait rentrer chez lui quand on ne faisait que la claquer sans la fermer à clé, il suffisait de pousser un peu fort), il m'a laissé sa clé, comme ça j'ai pu bien fermer ce matin.

Aujourd'hui je pars à 16 heures du travail, encore plein de trucs à préparer... Et demain matin, aéroport à 8 heures 30 pour vol 3 heures plus tard...

Retour, si tout va bien, le dimanche 22 octobre (anniversaire de B. hum) au soir. J'ai pris mon lundi et mon mardi, pour avoir le temps de récupérer un peu... et O a demandé son mardi, afin qu'on passe la journée ensemble, on se verrait le lundi soir je crois...

L'idée d'envoyer une carte vierge du Népal à B. me traverse de temps à autres l'esprit. Quel sens ça aurait je l'ignore, on verra bien, sur place.

Ce que je sais là maintenant tout de suite, c'est que je suis folle d'amour pour O., mais que ce n'est pas l'amour destructeur, maladif, obessionnel, que j'avais pour B., et ça n'empêche pas la passion...

Comme il va me manquer, mais comme je le lui ai dit, je l'emmène avec moi... ;-)

En partant ce matin, j'ai déposé quelques mots doux sur un bout de papier, sur son oreiller, qu'il trouvera dimanche soir au retour de son week-end...

A bientôt vous... promis je mettrai en ligne de jolies photos au retour ;-)

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 15:06

Je n'ai pas écrit récemment, pour la simple et bonne raison que mon moral n'était pas au top, et que même l'idée de me lamenter sur mon blog ne me rendait pas plus sereine...

Il ne s'est rien passé d'extraordinaire, mais j'ai recommencé à me prendre la tête pour pas grand chose, du moins je pense, à être angoissée, à faire des cauchemars, qui dénotaient un état d'esprit plutôt tourmenté: poursuivie par mon boss qui s'avérait être un meurtrier cannibale (...), mort de ma grand-mère, quittée par O., en colère contre pas mal de monde, je me suis réveillée 3 matins de suite plus fatiguée qu'au coucher...

Si j'écris aujourd'hui, c'est non seulement parce que ça va mieux, mais aussi parce que je pars dans 3 jours pour Kathmandou, et que je tenais à donner un petit signe de vie avant 3 semaines de silence.

J'ai vu O. plusieurs fois ces derniers jours, même si j'ai passé le week-end en Bretagne à la Retreat des secrétaires du Cabinet, à Port Crouesty plus exactement, en thalasso, à faire du zodiac par équipes de 6, à respirer le bon air breton, il a même fait un temps superbe...

Départ samedi matin tôt, rendez-vous fixé Gare Montparnasse, j'avais dormi chez O. la veille et comme j'avais droit à un taxi, je l'avais réservé pour 7 heures... Explosée de fatigue car couchés tard, je n'avais qu'une hâte une fois arrivée au centre de thalasso: dormir... Mais le programme, bien que très sympa, était plutôt chargé: installation dans les chambres, repas, zodiac, dégustation "à la bretonne", 2 heures de répit, puis dîner gastronomique le soir dans un super resto (;-)), avant d'aller danser dans une petite boîte de campagne. O. était de son côté parti dans la journée en Normandie pour fêter les 30 ans d'un copain. On s'était échangés quelques textos et le soir je l'ai appelé, à moitié saoule, je lui ai sorti que mes parents nous proposaient de passer boire un verre/grignoter un truc chez eux jeudi soir. Je voulais qu'il pense que ça venait d'eux, et ce n'est pas tout à fait faux, puisqu'ils ont réellement hâte de le rencontrer. Il m'a dit ok, que ça lui faisait plaisir. Euphorique, j'ai ensuite appelé chez eux, et leur ai annoncé que jeudi soir je leur présentais O. Contents aussi...

Après avoir raccroché je me suis dit "ouh la la... qu'est-ce que j'ai fait..." L'angoisse, commencée depuis quelques jours, reprenait de plus belle, en même temps que l'excitation positive à l'idée de cette rencontre. Mal de crâne, très fatiguée, mélange entre trouille que ce soit trop tôt, et hâte que ça arrive pour en être enfin débarassée (et oui ça me fait énormément plaisir aussi), je ne suis pas restée très tard en boîte. Dimanche matin, petit déjeuner, puis soins, parcours marin, déjeuner, toute la troupe reprenait le chemin de la gare de Vannes vers 14 heures 30.

Toujours ce mal de tête latent, mais j'étais un peu plus reposée. Sans compter aussi que la semaine dernière j'ai un peu réglé mes comptes avec certaines personnes dont ma meilleure amie I., dont j'ai senti que je m'éloignais peu à peu, ne parvenant plus à la suivre dans ses histoires de coeur, saoûlée en fait, je me suis mise à la juger. Donc période pas très sereine j'insiste.

Dimanche à l'arrivée à Paris, comme prévu je me suis rendue directement chez O. avec mon gros sac, on s'était eus au téléphone pour se synchroniser, il rentrait également de son week-end, et on est finalement arrivés quasiment en même temps chez lui. Heureux de se retrouver, on s'est serrés fort, puis on s'est racontés nos week ends avec moultes détails... ;-)

C'est là que je lui ai reparlé de la présentation de jeudi soir à mes parents, et que voulant le tester, je lui ai demandé si ça le faisait flipper. Il m'a dit que non, qu'il avait juste envie que ça ne soit pas trop formel.

Gloups. Mon sang n'a fait qu'un tour, je l'ai mal pris, évidemment, mais n'en ai rien dit, je sentais mon coeur battre dans ma tête, je me suis dit que ça le saoulait. Ca m'a blessée, car je sais que ma mère aime "bien recevoir", et que ça le ferait certainement se sentir mal à l'aise, car apparemment ce qu'il n'aime pas c'est l'idée qu'on déroule le tapis rouge pour lui.

De tout ça je n'ai pipé mot, j'ai tout gardé pour moi, et me suis peu à peu convaincue qu'il n'était pas prêt, qu'il ne m'aimait pas assez pour un tel pas, et en même temps je lui en voulais à lui, étais presque prête à lui demander par provocation le menu qu'il souhaitait que ma mère lui prépare pour que ça ne soit pas trop formel pour lui. On s'est endormis comme ça, pour lui tout allait bien, il était mort de fatigue, moi c'était une autre histoire.

Lundi matin, il n'a pas entendu le réveil et s'est levé sur les chapeaux de roue. Pluie dehors, automne qui approche, lundi matin, à peine le temps de se faire un bisou, j'ai sorti "j'en ai marre du quotidien et de n'avoir le temps de rien". Ambiance...

Dans la journée il m'a envoyé un mail me disant entre autres qu'il espérait que j'étais de bonne humeur, et qu'il me faisait des bisous.

Lundi soir, toujours avec mon gros sac, je me suis trainée chez moi, avec une hâte une seule, toujours la même: me coucher.

On s'est eus au téléphone, je lui ai parlé du fait que j'appréhendais un peu les présentations, que j'espérais que ça se passerait bien, et que j'avais l'impression que ça le saoulait.

Il m'a dit "non ça ne me saoule pas, c'est juste que je t'ai dit, je voudrais que ça ne soit pas trop formel, mais si tu veux on repousse". Je lui ai dit que dans l'histoire ça n'était pas mes parents qui me posaient un problème, que eux étaient très contents de le rencontrer, mais que c'était lui, que moi ça me faisait plaisir tout ça, que c'était important pour moi, et qu'il devait le savoir au vu du temps que j'ai mis à leur en parler, que ce n'était pas quelque chose d'anodin. J'ai ajouté que ma mère ne préparerait certainement pas des sandwichs, que j'allais quand même lui présenter mon copain, et que ce serait normal qu'elle fasse un effort de présentation, même si d'une manière générale elle recevait bien, là ça avait encore plus de sens de vouloir faire les choses bien. Enfin j'ai dit ironiquement que je n'y pouvais rien si j'avais des parents qui recevaient bien... ;-) Puis j'ai conclu en lui disant qu'il n'ait pas peur, que ça n'avait rien à voir avec des présentations officielles.

Il m'a rassurée, m'a dit que ce n'était pas du tout le côté officiel qui lui faisait peur, mais qu'il avait juste un peu le trac, et c'était normal, que c'était comme quand on entre en scène, mais que ça se passerait bien.

Voilà, donc jeudi c'est demain hum.

Hier soir on est allés voir "Little Miss Sunshine", comme ça fait du bien ce film... Léger et pas tant que ça, une famille de doux dingues, très touchante, chacun a un rêve auquel il va devoir renoncer, chacun va grandir, et non sans douleur, bon nombre de scènes loufoques, décalées, tordantes. Bref, courrez-y...

Ce soir, je vois mes copines S. et I. (avec qui ça s'est arrangé), ça se passe chez cette dernière, dernier repas toutes les 3 avant mon départ pour le Népal...

Départ qui m'emplit de joie, et en même temps m'angoisse, car c'est loin, et c'est long aussi... Je ne parviens pas à conceptualiser l'après-Népal c'est étrange.

Demain soir on sait ce que je fais donc... ;-) On rentrera dormir chez lui ensuite. Vendredi j'ai demandé à partir un peu plus tôt du travail, pour pouvoir préparer mon sac (suis super en retard), et départ samedi matin tôt...

Vous savez tout ou presque, je tenterai de reécrire avant le départ pour raconter la fameuse rencontre... Let's cross the fingers.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 23:43

Ca y est, enfin, je trouve un moment pour vous raconter un peu beaucoup mon week-end, mes retrouvailles avec O...

Déjà, vendredi après le travail, une heure et demi de kif total avec ma copine Cl. au hammam, à se faire dorloter de la tête aux pieds c'est le cas de le dire. Totalement zen à la sortie, on est allées se boire un verre de vin (deux en fait) rue Montorgueil en terrasse, où S. nous a rejointes.

Rentrée pas trop tard, je voulais pouvoir me lever le lendemain assez en forme pour aller chercher O. à Roissy...

Samedi matin donc, la plus fraîche possible, je suis sortie de chez moi, et presque arrivée au RER, je me suis aperçue que j'avais oublié mon portable, ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais. Tant pis, j'espère qu'on se retrouvera quand même, je suis confiante. En plus je suis évidemment un peu à la bourre.

J'arrive au bout d'une heure ou presque, ciel gris sur Roissy, mais je m'en fous, je vais retrouver O.

Aux arrivées, je vois que son avion a déjà atterri depuis belle lurette, mais il n'est pas là. Je ne stresse pas, me prend un café au distributeur, m'apprête à boire la première gorgée, quand je le vois qui me sourit, l'air un peu destroyed par le voyage et le décalage... On se serre fort dans les bras, il me dit que c'est bon de me voir... ;-) On se dit qu'on s'est manqués et on se serre encore.

Bon, je passe les détails du trajet en RER jusqu'à chez lui, bonheur, même si lui est un peu en jet lag, et moi aussi mais pas pour les mêmes raisons, moi c'est ma semaine qui m'a épuisée...

Arrivés chez lui, il a tenu à se doucher avant de fusionner ;-)

Quelques heures ensemble, tendresse et amour, je l'ai quitté en milieu d'après-midi pour le laisser dormir un peu, et suis rentrée sur Vincennes, c'était prévu comme ça, on devait se rappeler après sa sieste pour voir pour le soir. On était invités, par le biais du collègue de ma copine S., à une soirée rue Bonaparte dans un super grand appart, chez le fils d'une comédienne assez connue...

O. m'a rappelée au réveil, et on a convenu que je viendrais dîner chez lui, et qu'on se rendrait ensuite à la fête. Vers 20 heures je me suis pointée avec mon sac d'affaires pour le lendemain, et je l'ai réveillé... In était complètement sur une autre planète ;-)

On a mangé du fromage et bu du vin, puis on a retrouvé ma copine S. à Saint Germain des Près pour arriver ensemble à la soirée.

Comment dire, l'ambiance m'a beaucoup plu, il y a avait même un DJ, mais c'était plus un squat qu'une soirée huppée, et dans un sens, et bien tant mieux... Plein de gens décalés, de plus en plus space au cours de la soirée, à mesure que j'accumulais moi même les verres de sangria puis de vin...

O. très tendre, à moitié saoul aussi, à me dire qu'il m'aimait de plus en plus... ;-) Il a même parlé de m'emmener dans le Nord (où se trouve sa famille hum).

Des mots d'amour échangés, dont je n'ai pour certains que de vagues souvenirs...

On a dansé, je le trouvais magnifique... A un moment j'ai cru deviner le regard d'une blonde assez jolie sur lui, et ça m'a énervée... J'ai fait une mini, mais vraiment très mini, scène de mini (j'insiste) jalousie.

Il m'a dit "tu me fais une scène de jalousie darling ?" en rigolant... Je lui ai répondu que oui, puis en souriant, il a rétorqué "j'aime bien..." Je lui ai dit de ne pas en abuser, toujours sur le ton de la plaisanterie of course... Hum. Puis il a dit qu'il n'y avait que moi qu'il aimait...

C'est pas très frais qu'on s'en est allés main dans la main, avec la ferme intention de trouver un taxi, mais mission impossible à Paris un samedi soir... On a donc marché de St Germain des Près jusqu'à chez lui, le 13ème... une bonne marche, mais je n'ai rien senti. J'étais juste un peu nauséeuse, au stade juste avant d'être malade en fait. Donc pas la grande pêche quand même... Sur le chemin, il m'a dit qu'il avait rêvé qu'on avait des enfants.

Gloups. Et en même temps, évidemment, ça m'a fait tout chaud au coeur. Je lui ai demandé ce qu'il avait ressenti, si ça lui avait fait peur, il m'a dit que non. On n'a pas approfondi, je lui ai juste répondu, alors qu'il me demandait si moi j'y avais déjà pensé, que oui bien sûr, que c'était normal d'y penser quand on était bien avec quelqu'un.

Arrivés chez lui tard, tendresse et amour, toujours.

Hier matin, 13 heures en fait, j'ai ouvert les yeux, et j'ai senti que cette journée resemblerait quand même un peu aux dimanche(s) que je n'aimais pas. Migraine, voilà pourquoi. O. dormait encore à poings fermés, toujours ce décalage horaire qui l'épuisait, sans compter la soirée arrosée.

J'ai attendu un peu avant de le réveiller, ai préparé du café, puis il s'est levé, lui dans le cosmos et moi assomée par mon mal de crâne, et pas mes médicaments avec moi...

Dans l'après-midi on est venus chez moi, et on s'est regardés plusieurs épisodes de Desperate Housewives, j'ai emprunté le coffret de la saison 1 à ma copine G... Génial ;-)

Hier soir on est allés au cinéma tout près de chez moi voir "Le vent se lève", j'étais en larmes à la sortie, et lui super énervé par le film, et son côté trop tireur de larmes justement. Il a pris la décision d'arrêter Ken Loach. ;-)

Ensuite, on est allés manger au restaurant mexicain où je me rends assez souvent, ambiance assez space à table, il m'a trouvée bizarre et je l'étais, mais rien à faire, c'était plus fort que moi, je me sentais toute chelou, un peu décalée, dimanche soir quoi, pluie dehors. Et pourtant tout allait bien, j'étais avec le garçon que j'aime et on allait passer la nuit ensemble chez moi, et on venait de passer encore plein de moments magiques. Alors pourquoi...? Je l'ignore, parfois on est un peu bizarre et ça ne s'explique pas.

Il m'a dit qu'il avait l'impression que je voulais lui dire quelque chose mais que je n'y parvenais pas, je l'ai détrompé tout de suite, il m'a dit que tant mieux.

Rentrés chez moi après le resto, on a encore fait l'amour, disons plutôt qu'on a fusionné, c'est notre mot ça ;-)

Pendant qu'il m'attendait pour qu'on regarde la suite de notre série en DVD, je me suis douchée et l'ai rejoint au lit. Le "problème" avec ce genre de séries, c'est qu'on est vite mordus...

Couchés assez tard mais pas trop, il s'est endormi bien avant moi, mon mal de tête ne m'a vraiment quittée que ce matin au réveil.

Le réveil a sonné, puis il m'a dit dans un demi sommeil "oh la la je suis de mauvais poil darling..."

Mais pas tant que ça finalement, il était juste explosé, avait mal dormi, je lui ai apporté son petit déjeuner, il m'a dit que j'étais adorable, et pendant que je me préparais car je partais avant lui, il est venu me faire un câlin.

On s'est quittés comme ça, je l'ai laissé se préparer tranquillement puis suis partie.

Matinée très occupée au travail, même pas le temps de répondre aux commentaires de mes lecteurs et je m'en excuse, oui c'est bien faute de temps... Mais je les lis tous avec la plus grande attention, et beaucoup de plaisir... Bref, ce n'est pas parce que je n'y réponds pas qu'ils sont ignorés, of course... ;-)

A l'heure du déj, O. a appelé, en fait il bossait de chez lui, car problèmes de réseaux à son travail...

J'oublie de dire un truc super important qui me revient maintenant. Ce matin, avant de partir, j'ai dit à O. que mes parents revenaient du Rozel aujourd'hui, et que je les verrais ce soir. Aucun, mais vraiment aucun sous-entendu de ma part je le jure. C'est alors qu'il m'a demandé en souriant "tu me dis ça parce que tu as l'intention de me les présenter ?.."

Au 18ème degré, j'ai rétorqué "tu lis tellement bien dans mes pensées darling..." ;-)

Mine de rien l'idée a fait son petit chemin toute occupée que j'étais ce matin. Donc quand il m'a appelée ce midi, alors qu'il me demandat (encore...) ce que je faisais ce soir et que je lui répétais la même chose que ce matin, j'ai ajouté "d'ailleurs, quand tu te sentiras prêt pour les rencontrer, c'est bon pour moi..."

Bref, en gros ça lui a fait plaisir.

Même si rien ne presse je le dis et le répète... Je lui ai d'ailleurs dit que je ne lui en parlerais plus, que j'attendrais qu'il soit prêt.

On a raccroché comme ça. Normal genre...

Après-midi occupée aussi, cours d'anglais de 2 heures, j'ai vu mon amie I. à Nation après le travail, on s'est racontées nos week ends, puis je suis rentrée chez moi, appart en souk, O. n'avait pas du tout fait les lits ni rien du tout ce matin en partant... :-(

Pas grave.

Avant de rejoindre mes parents à la pizzeria, je l'ai appelé, on a papoté un peu, on n'a pas trop réabordé le sujet parents, enfin pas directement, c'est juste qu'en plaisantant il m'a dit de leur passer le bonjour...

Quand je lui ai appris que souvent, ils me demandaient de ses nouvelles (ce qui est absolument vrai), il m'a rétorqué que les siens n'en demandaient jamais de moi. Qu'ils sont bizarres dans sa famille. Il m'a dit qu'un jour il m'emmènerait dans le Nord, puis j'ai murmuré la chanson "un jour mon prince viendra" en plaisantant...;-)

Il m'a dit qu'il avait peur qu'en voyant son père, qui est apparemment un être très à part (...), je me dise qu'il vieillirait comme lui et que ça me dégoûte... Je lui ai demandé de se débarrasser de toutes ces craintes... Il a peur aussi que l'endroit où il a grandi me répulse (car il pense vraiment qu'il faut y être né pour l'apprécier, et encore...) Je l'ai rassuré, c'est vrai après tout, on irait seulement comme ça, de passage, pas pour y vivre...

Jeudi soir on est invités chez un couple d'amis à lui dans le 15ème, je ne les connais pas, ils sont mariés et ont un bébé... Sera également présent un autre couple, que je n'ai encore jamais rencontré non plus.

Vendredi soir je dormirai de nouveau chez lui, car week end thalasso par le travail, en Bretagne à Port Crouesty, départ samedi matin très tôt, retour dimanche en début de soirée, je me rendrai directement chez lui au retour... Il m'a demandé si je voulais qu'il vienne me chercher à la gare au retour, mais je ne pense pas que j'accepterai, on verra bien... Et le samedi suivant, départ pour Kathmandou... On en a parlé aussi d'ailleurs, du fait que ça serait hard la séparation.

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Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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