Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 12:24

Hier a été un vrai jour sans fin. Et là, je sens que je reviens de très loin...

J'avais envoyé à O. un mail dans la matinée, pour me justifier un peu de mon ton vide et atone de la veille, et du fait que je lui avais fait part de ma fragilité ces jours-ci. Voici donc le mail en question:

"Hi you,

j'espère que tu as passé une belle soirée hier, que ça t'a fait du bien ;-) [il sortait et allait annoncer la nouvelle de l'appart à son meilleur ami R. ndlr].

Moi je vais mieux, même si je sais que ces phases de manque de confiance et de fragilité font partie de moi et qu'il y en aura d'autres, je me "soigne" pour ça comme tu sais, j'apprends à mieux gérer du moins...

Voilà, je voulais juste te dire ça. Pas d'inquiétudes à avoir donc, je t'embrasse darling have a beautiful day...".

Plus tard, j'ai reçu ceci:

"Hi darling,

Justement après le coup de fil d'hier soir j'ai eu une petite inquiétude donc ton mail tombe à point nommé pour éclaircir les choses.

J'ai passé une bonne soirée hier : j'ai annoncé la grande nouvelle à R. qui était ravi. Mais bon je repensais quand même à notre coup de fil. Et puis un peu à ce week-end aussi.

Du coup j'avais prévu de t'en parler ce soir mais je me pose une question : pourquoi t'as l'air moins heureuse depuis qu'on a signé notre appart ?"

Gloups. Cette dernière phrase m'a fait l'effet d'un coup de poignard. Peut-être car elle sonnait juste. Non que j'étais moins heureuse, mais que je m'étais comme éteintee depuis le jour de la signature. Je comprenais sa question à un point incroyable. Son inquiétude aussi. Sans pouvoir m'expliquer à moi-même mon état.

Je l'ai appelé aussitôt après avoir lu ses mots, il était en compagnie de collègues, sur le point d'entrer en réunion, donc pas possible de trop parler. Je l'ai rassuré, enfin j'ai essayé. Je lui ai dit que j'avais juste le bonheur anxieux, que ce week end c'était juste le temps glauque, que c'était un concours de circonstances. Il m'a dit que des petits éléments isolés n'étaient pas importants, mais que quand on les mettait tous ensemble ça pouvait avoir son importance. Il voulait juste essayer de comprendre. Et moi à part lui dire que tout allait bien, que je l'aimais et que j'étais heureuse (à un moment il m'a dit "on ne dirait pas" - que je suis heureuse -), je ne savais pas quoi dire. On a du raccrocher car il rentrait en réunion, on a dit qu'on en reparlerait ce soir (gloups aussi, ça m'a rappelé mes anciennes discussions avec B.).

Après-midi glauquissime, d'autant que je lui avais envoyé un beau mail après qu'on ait raccroché, resté sans réponse, j'ai appris plus tard qu'il ne l'avait pas lu.

Soir: psy, à qui j'ai d'ailleurs imprimé ce que j'ai écrit dans mon dernier post. La séance a été assez complexe, dans le sens où pour la première fois on a abordé de front mon problème, puisque j'étais hier en pleine "crise". J'avais la voix qui tremblait, failli pleurer. Même si bon pour le moment, le problème est non identifié...

J'avais une peur panique d'aller chez O. ensuite, peur de la discussion inévitable, et de devoir me justifier, m'expliquer, sur un truc que je ne parvenais pas à m'expliquer à moi même. Peur de ne pas être convaincante car pas convaincue. Pas envie de le faire se poser des questions, de lui transmettre mes doutes et angoisses... Car le voir angoissé me destabliserait davantage encore.

Je suis arrivée chez lui, il était en train d'étendre sa machine, arrivé depuis peu, toujours en costard, un peu speed, sale journée au boulot aussi, qu'il m'a racontée... Un peu d'électricité dans l'air, quand il m'a demandé si ma séance s'était bien passée et que je lui ai juste répondu "oui", qu'il a fait "intéressante ?" et que j'ai répondu que "oui intéressante" avec apparemment un petit rire qui l'a agassé.

Puis il m'a rejointe dans le salon, m'a raconté ses problèmes au travail, avec parfois une main sur mon genou, et on a abordé le fameux sujet.

Je l'ai rassuré du mieux que j'ai pu, et plus je lui parlais, plus ça me soulageait. Ce que je voulais, c'était l'entendre me dire "tout va bien alors". Je lui ai demandé s'il me croyait, s'il était plus serein maintenant que je lui avait dit que peut-être, tout ça c'était aussi le contrecoup après l'excitation de la recherche d'apparts, les visites, et maintenant le vide puisque l'attente des clés. Il m'a dit que finalement on avait un peu réagi à l'inverse, que lui, avant de signer il avait eu du mal à conceptualiser, à se projeter vraiment etc et que maintenant il n'arrêtait pas d'y penser toute la journée, et que moi au contraire, depuis qu'on a signé on dirait que j'ai l'impression qu'il n'existe pas cet appart.

C'est un peu vrai...

Bref, on s'est serrés fort, je lui ai dit qu'il me rendait heureuse, il m'a répondu que ça le rassurait de me l'entendre dire car ces derniers jours il en avait douté. Mais que là ça allait mieux. Je lui ai dit aussi que c'était des états, que c'était MOI et pas lui et moi le problème. Que ça recommencerait certainement, que j'étais comme ça. Que le tout était d'apprendre à les gérer, et de savoir comment fonctionne l'autre (ça c'est lui qui l'a dit) mais qu'heureusement ça arrivait assez rarement quand même (ça c'est moi). J'ai ajouté que j'aimais sa manière de réagir, d'être à l'écoute, de ne pas insister ni chercher la petite bête. D'être ouvert à la discussion aussi. De ne pas me juger ni me condamner.

On a donc "fait la paix", je l'ai senti plus serein, je crois qu'il a vraiment flippé.. On a dîné léger (j'en suis à mon 4ème jour de régime là), il était mignon, avait acheté des Taillefine, et de la Tome allégée ;-) Puis on a regardé Les Tontons Flingueurs que je n'avais jamais vu (14ème visionnage pour lui..) j'ai beaucoup aimé, pile le film qu'il fallait.

Puis dodo, juste tendresse, il m'a dit qu'il m'aimait, puis ensuite "t'es la meilleure darling", j'ai ri, puis il a ajouté "ton problème c'est que tu ne le sais pas". Puis moi "si parfois je le sais, parfois seulement".

Ce matin bien aussi, rien de particulier. Juste que maintenant je commence à vraiment réaliser pour l'appart. C'est bizarre, j'ai de nouveau ce sentiment que c'est quelque chose de génial. Toujours un peu de trouille, mais moins qu'hier et que ces derniers jours. Peut-être que j'avais besoin de ces quelques jours de flottement, où je ne réalisais pas ce qui m'arrivait, pour mieux apprécier ensuite, je ne sais pas.

Là, j'ai juste l'impression que le message "tu vas habiter avec ton amoureux et c'est génial" est en train d'arriver dans mon cerveau. Dès que je visualise l'appart (ce que je ne parvenais pas à faire ces derniers jours, je n'y pensais d'ailleurs pas), ça me fait du bien. Comme avant en fait.

Mais qu'a t'il bien pu se passer pour que je débloque à ce point ? Point d'interrogation donc...

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 22:27

Oui, depuis quelques jours je me sens à nouveau fragile, peu confiante, et hier soir, en rentrant du travail, j'ai eu l'idée de génie de relire ce que j'écrivais les premiers mois de mon histoire avec O., les petits bas et les grands hauts. Et étrangement, ça m'a replongée dans mes périodes de doutes, quand je me prenais la tête pour pas grand chose en apparence, mais que je touchais pourtant bien le fond, pour rebondir ensuite et prendre du recul, toujours plus vite. Ce qui m'inquiète, c'est que tout ça m'a paru, très, mais très familier... Et que je sais pertinemment que je n'ai pas tant changé que ça, que mes monstres sont toujours là. Il m'a suffi de repenser à certaines situations (ses déplacements, ses silences trop longs pour moi, son manque d'empathie parfois) pour me dire que très certainement, si ça devait se reproduire (et ça se reproduira c'est certain), je reproduirai moi-même les mêmes schémas.

Comme si finalement quand ça va bien, ce n'était que temporaire, que la vraie moi c'est la Julie qui lutte contre ses fantômes. Comme si les moments d'accalmie n'étaient justement que des moments de sérénité illusoire.

Vous vous demandez certainement "mais qu'a t'il pu bien se passer de si terrible depuis mon dernier post si idyllique, pour qu'à nouveau je sois submergée de doutes ?" Et bien je vous réponds que rien de particulier, que tout suit son cours, qu'on s'est commandés un super lit pour l'appart, qu'on entame les démarches administratives de rigueur, que tout va bien objectivement, que quand on se voit c'est toujours des moments magiques, qu'on se fait des kifs, que telle est notre devise, passer des beaux moments ensemble, même avec deux bouts de fromage, un verre de rouge et un dvd, et que ça continue de bien fonctionner comme ça.

Seulement, à la relecture de mes posts d'il y a quelques mois, forcément j'ai comparé certains trucs que je disais de lui, avec aujourd'hui. Par exemple, j'écrivais souvent qu'on se disait qu'on se manquait quand on n'était pas ensemble. Qu'il me disait sans cesse que c'était trop bien d'être mon mec. Des choses comme ça.

Alors je me suis apperçue que ces choses là je les entendais moins maintenant. J'en entends d'autres, tout aussi belles, mais j'ai la peur panique que maintenant on entre dans une autre phase de notre histoire, peut-être plus solide, moins passionnée, moins tumultueuse (même si à bien y réfléchir ça n'a jamais été vraiment tumultueux entre nous, c'est entre moi et moi que ça l'était), et ça me terrorise.

J'ai parfois l'impression d'être comme blasée, et que quand il me dit qu'il m'aime il ne le pense pas vraiment, j'ai des accès de parano aigüe dont j'ai moi même honte. Impression aussi d'être éternellement insatisfaite, que maintenant que ça y est, on a signé pour l'appart, je demande autre chose, toujours plus, jamais rassasiée. Alors que non, je ne demande rien finalement, juste qu'il soit là, qu'il continue de m'aimer comme il le fait, et que surtout il ne change pas.

Je ne sais pas bien expliquer ce qui se passe dans ma tête. Ce week end j'ai été triste une bonne partie du temps, sans vraie raison. J'ai pensé à un moment qu'il ne me désirait plus comme avant. Et ça a commencé à vriller en moi. Tout ça parce qu'il était fatigué. Quoi de plus humain que d'être épuisé un vendredi soir ? Mais comme je suis pathologiquement traumatisée par l'idée que la routine puisse s'installer entre nous, au moindre signe de changement je pars en vrille.

Vous voyez, je n'ai pas tant changé que ça.

Parfois j'ai envie de me donner des baffes, je me sens nulle, laide, grosse, et conne. Et j'ai tellement peur qu'il s'en apperçoive.

Impossible de me raccrocher à nos beaux projets quand je suis comme ça. Même l'idée de l'appart me laisse presque indifférente.

Il y a longtemps que je n'avais pas écrit un roman sur ce qui se passe dans ma tête, et ce soir, comme je suis en pleine crise de manque de confiance, j'ai saisi l'occasion. Heureusement ça n'arrive pas souvent.

Alors voilà: j'ai peur qu'il change, qu'entre nous ça change quand on habitera ensemble. En mal j'entends, car sinon, bien sûr que ça va changer. Peur qu'il me considère comme acquise et ne fasse plus d'efforts. Peur qu'il me dise qu'il m'aime sans plus le penser vraiment, juste par habitude. Peur de rentrer dans la dépendance (je lutte contre).

Dimanche soir quand on s'est quittés, on venait de passer tout le week end ensemble, je me suis sentie très angoissée à l'idée de rentrer seule chez moi. C'était très fort, je ressentais avant même qu'on se sépare un vrai manque, quasiment physique. Le même que je ressentais quand je raccompagnais B. à la gare, et qu'on n'allait pas se voir pendant plusieurs semaines. Un truc de dingue, qui me prenait entièrement et m'empêchait de faire quoi que ce soit ensuite.

Bon là j'allais ensuite dîner chez mes parents, et donc c'est passé tout seul. Surtout qu'en rentrant chez moi ensuite il m'a appelée juste pour me faire des bisous. Ca m'a fait un bien fou, mais toujours un filet de tristesse, inexpliquable. Et je suis comme ça depuis quelques jours donc, à avoir un peu de colère envers lui sans raison, à anticiper un éventuel manquement de sa part, alors que Dieu sait qu'il est présent du mieux qu'il peut. Il m'envoie même un petit mail de temps en temps, juste pour faire des bisous, ce qui me manquait avant. O. est un garçon très "parlable", dans le sens où si je lui fais remarquer un truc qui ne m'a pas plu, il en tient compte aussitôt, et ça dure dans le temps.

Je sais la chance que j'ai. Mais je suis tellement intimement consciente que rien ne dure, que parfois ça me pourrit les beaux moments. Pas toujours j'insiste.

Et puis ces deux derniers soirs, au téléphone, j'avais ma voix vide, atone, alors qu'on se racontait nos journées, bon d'accord rien de particulier, mais j'aurais voulu plus de sentiments et pas que des faits. Lui il avait la pêche, mais moi je ne sais pas, j'avais le sentiment d'être comme absente de nos conversations, à penser qu'on n'avait pas grand chose à se dire parfois, et ça aussi ça me fait peur. C'était encore comme ça ce soir.

Bon, j'espère que ça va passer, que je vais me reprendre et vite. Demain je vois le psy. Mais je ne lui parle pas beaucoup de ces choses là. Peut-être demain justement. Après je me rendrai chez O. Ca fait longtemps que je ne suis pas allée chez lui, quand on se voit c'est plutôt sur Vincennes maintenant.

J'ai entamé un régime depuis deux jours. Ca aussi ça doit me rendre un peu irrascible je ne sais pas. Et il faut aussi dire que comme beaucoup de monde, même si peut-être plus que la moyenne, mon état mental dépend énormément du temps qu'il fait. Et là, inutile de dire que c'est mortellement morbide.

Bon, à très vite vous, et bonne semaine...

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /Mars /2007 19:25

Cela fait une éternité que je ne suis pas venue (merci Joèlle pour tes petits coms que je ne lis qu'aujourd'hui), et il s'en est passé des choses depuis mon dernier post...

Deux semaines à arpenter les rues de Paris à la recherche de l'appart idéal... Organisation de visites, où O. m'accompagnait quand il pouvait, jusqu'à vendredi soir où on est allés ensemble à celui qu'on a choisi... Je l'avais visté avec ma soeur mardi soir, il m'avait plu (j'en ai vu de toutes sortes et je pouvais comparer), et je voulais qu'O. le voie aussi. Il a eu la même réaction que moi: whoua !.. L'espace, hyper fonctionnel, séjour au Sud donc ensoleillé, vraie cuisine, vraie salle de bains, toilettes séparées, bref, je vous passe les détails, mais il a adoré tout de suite. Quartier pas top dans le sens où il ne se passe pas grand chose, mais on a préféré privilégier l'intérieur. Dépôt de notre dossier, attente fébrile de la réponse de l'agence, jusqu'à l'appel providentiel hier après-midi, alors qu'on se balladait dans le Marais avec la soeur de O. et son copain (en visite à Paris pour le week-end): c'était bon ! ;-)

On signe mardi soir, et on est tous les deux très heureux de cette nouvelle. Il est libre le 23 avril, O. doit appeler sa proprio ce soir pour négocier son préavis.

Voilà pour LA grande nouvelle...

Sinon, on a aussi arrêté notre week-end en Italie, on ne savait pas encore pour l'appart et ça tombe plutôt mal en fait: départ le 28 avril, retour le 1er mai, on va voir comment s'organiser... Il a pris les billets et j'ai réservé l'hôtel: Bologne puis Florence et San Gimignano...

Période très chargée émotionnellement parlant, car le déménagement et ce retour en Italie pour moi, c'est plus que symbolique...

Je vois toujours mon psy sinon, et ça va bien. Les médocs c'est complètement fini depuis 3 semaines et je ne m'en porte pas plus mal. J'ai re-eu des petites décharges électriques dans le cerveau une dizaine de jours, puis c'est passé.

Seul point négatif en ce moment: mon boulot. Mais c'est bien connu, quand quelque chose s'arrange/va bien, autre chose se met à ne pas aller. Mais à choisir, je préfère que ça soit réparti comme ça...

A très vite.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 20:33

Week end sympa, même si dans ma tête, un peu moins serein que les 2 précédents, mais bon, c'est normal que parfois les fragilités repointent le bout de leur nez je suppose...

O. est arrivé samedi à l'heure du déj, j'avais mis ma sauce tomates en route ;-) Il faisait beau dehors, air de printemps, légèreté, naturel, fluidité...

Tendresse, il s'est encore excusé pour la veille (même si pas de sa faute mais bon), m'a dit que ça l'avait vraiment énervé que son boulot interfère sur nous.

Amour, magnifique.

Après je l'ai laissé s'assoupir sur le matelas par terre, ai déposé un drap sur lui, musique en fond, j'ai bouquiné et bu mon café en fumant une cigarette...
Soleil et douceur dehors.  Tout allait bien. Il m'avait demandé de le réveiller pour 15 heures.

On est ensuite sortis pour faire quelques courses dans Vincennes, c'est là qu'il m'a dit qu'il était embêté car sa mère lui avait demandé des idées de cadeau pour ses 30 ans, et qu'il n'en avait pas, et que comme on y va au week end prochain...
Alors je lui ai dit "ben je ne sais pas euh, un coffret de dvd, de cd ?"

Là il a appelé sa mère, pour lui dire ça... ;-) Ca m'a fait rigoler. C'est alors qu'au moment où il raccrochait je lui ai dit "mais ça y est j'ai une super idée ! j'y avais d'ailleurs pensé pour ton anniv, je fourmille toujours d'idées de cadeaux pour toi ;-)". Il me dit "qu'est ce que c'est ?"
Ben une pochette en cuir, un porte-documents quoi... pour les jours où il n'a pas son ordi, plutôt que son truc en nylon avec des pubs dessus ;-)

Il m'a dit que oui, c'était une très bonne idée, m'a remerciée, et a rappelé sa mère pour lui dire ;-)
Il devait aussi trouver une idée de cadeau pour son père dont on fête l'anniversaire dimanche, j'ai dit "cravate", et on s'est dirigés vers une boutique de fringues pour hommes.

Quand il est arrivé chez moi le midi, il était un peu stress sans bien savoir pourquoi, juste l'impression d'avoir une tonne de choses à faire.

Alors, quand on est sortis de la boutique de cravates et que ça y est, les cadeaux avaient été achetés ou décidés, il m'a dit qu'il était soulagé, et qu'il avait oublié à quel point avec moi tout était simple (oh mon dieu s'il savait... ;-)), c'était mignon.

On est repassés chez moi, j'ai fait mon sac, et direction chez lui.

Soir au resto avec ses amis, super sympa, me suis juste vexée après coup sur un truc peut-être con: quand O. a dit à ses amis ses projets de 2007: reprendre les échecs, et les cours de batterie, j'aurais aimé qu'il évoque notre projet d'appart.

J'ai fait la gueule quand on est arrivés au Bal de l'Elysées Montmatre (où on avait rejoint mes copines), j'étais un peu en colère contre lui, je ne le sentais plus. Il m'a demandé ce qu'il y avait, je lui ai dit, ça l'a un peu énervé que je m'attende toujours à ce qu'il fonctionne comme moi, il m'a dit qu'il en avait parlé à ses parents, m'a dit "je suis sûr que tu avais déjà oublié" "ça ne te suffit pas" "on s'en fout des autres ce qui compte, c'est que toi et moi on en parle ensemble", puis qu'en gros, je ne pouvais pas deviner, mais quand il était avec son ex, c'était soit il partait vivre à Caen, soit elle venait le rejoindre à Paris, il en avait parlé à ses amis, et ça ne s'est jamais fait, et à chaque fois on lui demandait "alors ? quand est ce que tu déménages / elle déménage ? ça en est où ? etc." et ça l'avait saoulé. Peur du mauvais oeil aussi. Alors il le dira 2 semaines avant que ça se fasse. Voilà. Je me suis sentie conne mais bon.

On est partis du Bal après avoir bien dansé (super ambiance) un peu avant 6 heures du mat. Arrivés au vestiaire, son portable n'était plus dans son manteau, la tuile... il était tout énervé, on a pris un taxi pour rentrer chez lui, il était silencieux, ou alors disait qu'il était trop con à ne pas faire attention à ses affaires. Il a perdu tous ses numéros en plus.

Arrivés en bas de chez lui, il a donné des coups de pied dans le mur tellement il était énervé. J'essayais de le calmer mais bon pas évident...

Couchés vers 6 heures donc, il m'a dit qu'il m'aimait.

Hier, j'avais mis le réveil à midi car on devait aller voir le bébé de ses amis qui habitent dans le quartier, mais maintenant qu'il n'avait plus de portable, il n'avait plus leur numéro pour qu'on se mette d'accord... réveil de super mauvaise humeur...

Heureusement il faisait beau, et le soleil rentrait dans sa cuisine, ça m'a rappelé la période où je l'ai rencontré. En fait j'aime bien son appart en été.
Il est sorti acheter croissants et pain, je me suis douchée en attendant, je me sentais comme un lendemain de fête (en fait c'était le cas...), toute enclopée, un peu beurk, zombie, crevée. Heureusement, pas mal à la tête.

Il est remonté, m'a dit "t'es là darling ?" j'étais en train de lire Libé dans la cuisine, j'avais mis le café en route. Il m'a dit avec sa petite voix qu'il était tout énervé de mauvais poil. Je lui ai dit que oui je savais, ça se voyait... ;-)

Ca le saoulait pour son portable. Il s'est avancé vers moi et m'a dit "mais c'est pas pour ça que je t'aime pas hein ? fais pas cette tête là", j'ai ri, lui ai dit que je savais bien.

On a finalement retrouvé sur les pages blanches le numéro de fixe de ses amis, et on les a rejoints chez eux. Samedi dans Vincennes, on avait aussi acheté le cadeau de naissance chez Petit Bateau, un ensemble trop mignon.

Voilà, on a pris le café chez eux, discuté un peu, on s'est balladés tous les 5 dans un square, le petit dans son énorme landeau, les 2 parents gagas... ;-) (ça me donne des envies moi...)

Il faisait beau, je me sentais comme en flottement, encore shootée, mais bien quand même. On s'est assis sur un banc dans un square rempli de mômes, et on a du les quitter car à 17h30 on allait au théatre voir "J'aime beaucoup ce que vous faites" à la Comédie Caumartin. Je me demandais quand même comment je tiendrais le coup, je pouvais m'endormir d'un instant à l'autre. Et oui on n'a plus 20 ans hein...
On est repassés chez lui, puis direction le théatre. Très sympa la pièce, drôle, bien rythmée, cruelle souvent.

Retour chez lui en bus, on s'est fait à manger, il était presque 20 heures, j'étais complètement épuisée, incapable de quoi que ce soit.

On a eu une discussion assez importante à table, ça a commencé quand il m'a dit comme ça de but en blanc "je me rends compte que je suis pas mal jaloux quand même". Moi: "ah bon ?"
"Ben oui, parce qu'à chaque fois qu'un mec vient vers toi, j'ai l'impression que c'est pour te draguer". Moi: "ben oui, pour quoi veux-tu que ce soit ?"

J'ai rigolé, lui aussi, et je lui ai dit que oui, je voyais bien ce qu'il voulait dire. Bref, ça a bifurqué sur la jalousie en général, l'infidélité, l'avenir, l'appart et les trucs qui pourraient éventuellement peser, manquer. Une conversation mature, mais en même temps qui m'a un peu retournée, car je sais pas pourquoi, ça me fait flipper. Peur qu'il change, me voie différente, ne m'aime plus, devienne plus indifférent. Plusieurs fois il m'a dit qu'il NOUS faisait confiance pour arranger les choses au cas où ça n'allait pas.

Il avait un truc de boulot à finir sur son ordi, on devait normalement regarder un dvd, mais très franchement, je le sentais de moins en moins. Je me suis allongée dans son lit, lui ai dit de m'appeler quand il aurait terminé pour qu'on mette le dvd... Il m'a rejointe 10 minutes plus tard, a mis sa tête dans mon cou, je le tenais dans mes bras et là on s'est assoupis tous les deux tous habillés, avec toujours la musique et la lumière allumée. Moi je n'ai pas vraiment dormi, un peu gênée par sa respiration juste dans mon oreille.

Vers 22 heures, j'ai voulu me lever pour enlever mon jean et me coucher pour la nuit. Il s'est réveillé tout en niant avoir dormi (hum ;-)). On a fumé une clope dans la cuisine, lavage de dents, et recouchage. Là je ne sais pas ce qui s'est passé, on était vraiment HS tous les deux, mais d'un coup, grosse envie de faire l'amour. :-)

Ce matin c'est moi qui étais un peu de mauvais poil, mais rien de grave. Lundi matin, ciel gris, un peu de glauquitude dans l'air, sans compter que j'avais mal partout, impression de m'être faite piétiner...

Journée banale aujourd'hui, il ne fallait pas trop m'en demander et on ne m'en a pas trop demandé donc parfait.

Pour clore le tout, je suis très solidaire comme fille, et j'ai oublié mon portable au travail, première fois de ma vie... Mimétisme... C'est le psy qui va être content ;-) Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?..

Bon j'ai mal aux doigts j'ai tapé un vrai roman... Bonne semaine à vous.

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 23:09

Semaine tranquille pour ma petite tête oui oui... ;-)

Bon, allons droit au but: tout va bien. O. est rentré de sa dernière mission mercredi soir, jour de la fameuse Saint-Valentin dont on a beau dire qu'on se fout, une petite attention ça fait bien plaisir quand même... Dans la journée, je l'avais devancé, lui envoyant un petit texto suivi par un appel immédiat auquel je n'avais pas pu répondre... Bref, le soir je me suis rendue chez lui juste après ma séance de psy (qui s'est bien passée, même si 30 minutes ça passe à une vitesse incroyable, à peine le temps de dire ouf), je suis arrivée chez lui peu avant lui, qui arrivait à Orly vers 20 heures.

J'avais acheté italien, et une bouteille de vin, et très sincèrement je ne m'attendais pas à une attention quelconque, connaissant son côté peu fleur bleue, et surtout, au vu des circonstances (3 jours en province, avec son éternel gros sac...). Il a frappé à sa porte, je venais donc à peine d'arriver et je lui ai ouvert, c'est là qu'il m'a tendu une rose rouge en me disant "tiens mon amour !", tout sourire... ;-)

On a passé une jolie soirée, même si on était très fatigués, surtout lui. La veille, je lui avais posté des places de théatre (mon cadeau de Saint-Valentin) qui devaient se trouver dans sa boîte aux lettres, mais il n'avait pas récupéré son courrier en montant (trop pressé de me retrouver m'a t'il dit ;-)). Après le repas il est donc descendu, puis est remonté l'enveloppe dans ses mains, et j'ai pu voir sa réaction en direct, il était super content...

Amour, tendresse, on a reparlé de l'appart...

Projets à plus ou moins long terme: appart donc, on va commencer à s'occuper de réunir tous les papiers nécessaires au dossier locataire... Week end dans le Nord dans 8 jours (il a pris les billets et ça y est j'ai acheté le bouquin pour son père...), week end en Normandie fin Mars pour les 90 ans de ma grand-mère, et tenez-vous bien... peut-être un week-end en Italie à un pont du mois de Mai, je rêve de lui faire voir Bologne, la ville de mon coeur... ;-)

Symbolique ce voyage en Italie avec lui... Je n'y suis pas retournée depuis mon dernier séjour catastrophique, en avril 2005, pile 2 mois après ma rupture. D'ailleurs, en parlant de rupture, ça a fait 2 ans le 13 février (la Saint-Valentin m'a toujours porté la poisse, sauf cette année apparemment...), et incroyable mais vrai, je n'y ai pas pensé de la journée, sauf le soir en m'endormant. Alors que l'an dernier, je me souviens m'être remémorée heure par heure le cheminement vers l'inéluctable. Quelle avancée...

On va commencer à parler des vacances de cet été aussi...

On est vendredi soir et je ne suis pas avec lui, car son boss lui a encore donné un truc à la dernière minute, qui doit être prêt pour lundi... Il me retrouve demain pour le déjeuner, dans l'après-midi on ira se ballader dans Vincennes, choisir un cadeau de naissance pour le petit H., fils d'un couple d'amis à lui, que l'on verra dimanche après-midi... Demain soir, c'est resto avec ses amis pour ses 30 ans, je serai la seule fille à table... Ensuite on ira danser avec mes copines. Et dimanche après-midi, théatre donc... Bref, que des beaux projets.

Le plus beau étant l'appart évidement, je ne vous raconte pas quelle hâte j'ai. Tout sera tellement plus simple.

Aujourd'hui j'ai reçu un mail de la cousine de B., qui vit à Rome. On est restées en contact elle et moi malgré la rupture, et je dois dire qu'on n'aborde jamais le sujet. Ce n'était pas si évident qu'on continue de s'écrire, j'ai une vraie tendresse pour elle.

J'oublie un truc important: je prends mon dernier demi comprimé demain matin, j'en suis à un demi un jour sur trois, et tout va très bien. J'ai dit à O. mercredi soir que je n'avais pas l'intention d'en reprendre, et que si ça devait arriver, il le saurait. Il m'a dit qu'il s'en était voulu l'autre soir, qu'il avait réfléchi, et qu'il avait peut-être été un peu dur avec moi (quand on en avait parlé...). Adorable qu'il est.

Cette semaine j'ai vu pas mal mes copines, entre jap de Vincennes et cafés dans nos endroits fétiches, à refaire le monde... ce sont des moments précieux.

Voilà pour les news donc, je m'en vais de ce pas me coucher, ma migraine du week-end est en train de pointer son nez :-(

Buon fine settimana a tutti ! ;-)

Par Zabatchka - Publié dans : Chronique d'une reconstruction
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